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Une République bananière Quelque chose d’inouï, quelque chose que des centaines de millions de personnes dans le monde et aux Etats-Unis mêmes n’auraient sans doute pas cru possible, est survenu dans le contexte des présidentielles nord-américaines le mardi 7 novembre. Un grand scandale secoue le monde. Des messages de félicitations envoyés de partout et avec précipitation par des dirigeants politiques au candidat George Bush dès que les chaînes de télévision, grossièrement trompées par les auteurs de la fraude, annoncèrent sa victoire, durent être rectifiés ou annulés par leurs expéditeurs. Les Etats-Unis étaient réellement sans président élu. L’épicentre de ce séisme politique, qui en ce moment fait tant de mal au prestige de ce pays, fut à nouveau l’état de la Floride, et tout spécialement Miami, où réside et règne la mafia terroriste cubano-américaine qui, alliée aux politiciens de l’extrême droite des Etats-Unis, fut l’auteur de la séquestration du petit Cubain Elian Gonzalez. Six mois à peine s’étaient écoulés depuis les faits honteux que nous venons de rapporter, lorsque le hasard a voulu que l’état de la Floride devienne le facteur déterminant des présidentielles. Comme on a pu le constater dès les premières heures du 8 novembre, non seulement ils ont investi des sommes considérables, mais ils ont recouru sans la moindre pudeur à la fraude électorale. Experts dans l’art de faire voter les morts —une méthode qu’ils ont pratiquée plus d’une fois à Miami— ils ont volé des urnes, interchangé les votes, encerclé des collèges électoraux pour faire pression sur les votants, et utilisé l’astuce consistant à changer l’ordre des candidats sur le bulletin de vote afin d’induire en erreur les électeurs, dont beaucoup étaient des retraités âgés qui, souhaitant voter pour un candidat l’ont fait pour un autre, exprimant ensuite amèrement leur déception d’avoir été trompés. Que diront-ils maintenant au monde? Comment éteindront-ils l’indignation, la moquerie et le scandale? Comment répareront-ils le tort causé? Après tant de ruses, d’anomalies et d’irrégularités, ils ne satisferont personne avec un nouveau dépouillement et d’autres formules analogues —qui en définitive ne changeront rien aux résultats et aux votes obtenus par le biais de la fraude, des pressions et des tricheries— pour déterminer le véritable vainqueur. Ils pourront recompter mille fois les votes de la Floride, la fraude sera toujours là. Mis à part le chiffre colossal de trois milliards de dollars investis dans les dépenses et la propagande électorales, ce qui en soi discrédite déjà toute prétention d’apparaître comme un modèle de démocratie et de gouvernement du peuple par le peuple, dans les circonstances actuelles il ne reste aux dirigeants des Etats-Unis qu’une alternative: refaire les élections dans l’état de Floride, pour savoir qui est finalement le vainqueur et maintenir le mythe de l’existence dans ce pays de quelque chose qui ressemble à une démocratie, et non pas ce que d’aucuns appellent avec tant de mépris «une République bananière». 9 novembre 2000
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ten cuidado con esta coctelita |
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